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mercredi 28 mars 2012

ECT - sismothérapie

Efficacité du traitement

Sismothérapie ou Electro-convulsivothérapie (ECT)

Quelques images de films mythiques ont marqué les esprits (vol au dessus d’un nid de coucou) et les séances d'électrochocs sont devenues synonymes de véritables séances de torture. Mais la réalité est bien loin de la fiction!

Cette méthode n'est pas aussi barbare qu'elle en a l'air. Il s'agit d'un traitement à part entière, très efficace pour certaines formes de dépression. Il est important d’apporter quelques précisions sur une technique qui fait peur.

Le véritable nom de cette méthode inventée dans les années 30 est l'"électro-convulsivothérapie" (ECT) ou la "sismothérapie".

Un courant qui soigne

De nombreuses études ont montré l'efficacité des électrochocs pour certains troubles psychiques. Son usage est réservé à des indications particulières.

En première intention : L'ECT peut être considérée comme un traitement de première intention lorsqu'existe un risque vital à court terme pour le patient (pulsions suicidaires fortes).

En seconde intention : L'ECT sera utilisée en deuxième intention après l'échec d'un traitement pharmacologique de référence, ou en raison de l'intolérance à un tel traitement, ou devant l'aggravation de l'état du patient

Qu’est ce que cela soigne ?

La dépression, les accès maniaques et les troubles de l’humeur sévères

La schizophrénie, la maladie de Parkinson, l’épilepsie, …

Comment ça marche ?

Le courant électrique est envoyé durant 3 à 6 secondes dans le cerveau. Il provoque alors une sorte de crise d'épilepsie qui dure 20 à 25 secondes. Et cela va réussir à modifier "la plasticité neuronale". Le cerveau fonctionne grâce à des milliers d'impulsions électriques échangées par les neurones (on peut les mesurer grâce au fameux electro-encephalogramme). La décharge va ainsi stimuler les neurones et favoriser la mise en place de nouvelles connexions. Ce qui va avoir un impact direct sur certains troubles de l'humeur.

Une thérapie type se déroule en 6 à 12 séances, sachant que la fréquence est de 2 à 3 séances par semaine.

Un traitement sans risque

Il est utile de rappeler que cette technique est sans danger ! D'abord, elle ne fait pas mal : le patient est sous anesthésie. Il est même "curarisé", c'est-à-dire que l'on lui administre un produit pour empêcher les contractions musculaires potentiellement dangereuses. Ensuite, il faut souligner que les chocs électriques ne provoquent pas de dommages cérébraux : cela a été confirmé par les différentes techniques d'imagerie cérébrale. Le seul risque est celui lié à l'anesthésie générale. Les effets secondaires notables sont des petits "trous de mémoire" juste après les séances. Mais pas de panique, les souvenirs reviennent en quelques jours. Et pas question de se voir imposer des électrochocs : un accord écrit du patient est indispensable.

 

Sources : Entretiens de Bichat, Paris, septembre 2004; Conférence de consensus de l'ANAES, 1998